Un temps commence après celui (de la Nativité) qui se termine. Mais est-ce vraiment le temps de Noël incluant l’Épiphanie termine-il vraiment ? Sûrement pas 

" De fait, s'il n'existe plus, aujourd'hui, de Temps après l’Épiphanieproprement dit, les premières semaines du Temps que nous appelons Ordinairene s'articule pas moins de façon très sensible et théologiquement très appropriée sur la grande solennité de Noel-Épiphanie, au regard ds lectures (et tout simplement des évangiles) qui sont proposé. La thématique générale est bien celle des premières manifestions messianiques de Jésus et de l'annonce du royaume, consécutive au Baptême" (Chante et Marche, Père Cassingéna-Trévidy)

3To AdorateDeumDominus secus
Le Seigneur, sur les rives du lac de Galilée, vit deux frères, Pierre et André. Il les appela : 'Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.' (Mt 4, 18.19 )
V/. Les cieux proclament la gloire de Dieu et le firmament publie l'ouvrage de ses mains (Ps 18).

L'introït de ce 3ème dimanche du temps ordinaire est tiré de l’Évangile de Mathieu Dominus secus (Mt 4, 18.19 et Ps 18 pour le verset)
La liturgie chante en entrée l'appel de Pierre et de son frère André. Tous les autres chants continuent à nous parler de la gloire  du Christ à la quelle les rois de la terre rendent hommage. C'est le cas du graduel Timebunt gentes. et du verset de l'Alléluia, Dominus regnavit, excultet terra et de la communion Venite post me

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RembrandtSimeonAuTempleSuscepimus, Deus
« Nous avons reçu, ô Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple. Comme ton nom, ô Dieu, ainsi ta louange couvre l'étendue de la terre, ta droite est remplie de justice. Le Seigneur est grand et digne de toute louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte ». (Psaume 47, 10, 11, 2)

La "chandeleur" est la fête du Christ "lumière pour éclairer les nations" (Lc 2,32), attestée  et fêtée à Jérusalem en 386, adoptée à Rome au 7e siècle. Fête commune avec les Églises orientales, qui l'appellent fête de la Rencontre ou Entrée de Notre Seigneur au Temple.
Bénédiction des cierges et procession de toute l'assemblée avec les cierges allumés précèdent la messe. Ce rituel qui précède la messe, nous introduit au Temple de Dieu où la LUMIÈRE brille d'un éclat nouveau.

Le psaume 47 d'où est tiré ce chant d'entrée est un hymne à Yahvé et au mont Sion qu'il a choisi pour demeure. Il était chanté semble-t-il au cours d'une procession à laquelle prenaient part des pèlerins venus de tous les horizons, proches ou lointains. Une admiration et un amour universels unissent ensemble le Dieu unique et la montagne sainte sur laquelle sont édifiés la cité de Dieu et le temple de sa gloire. Lire la suite >>>

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5ToC VeniteAdoremusDeum Venite adoremus
Venez, adorons Dieu et prosternons-nous devant le Seigneur ;Venez, adorons Dieu et prosternons-nous devant le Seigneur ; implorons celui
qui nous a créés, car il est le Seigneur notre Dieu. (Ps 94, 6.7)
V/. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons Dieu notre Sauveur. (
Ps 94, 1)

Au 5ème dimanche cet introït nous place toujours dans la thématique de l’Épiphanie tandis que l'offertoire  Perfice  et la communion Introïbo nous situe déjà à l'ancien dimanche de la Septuagésime et le graduel Tollite hostias s'invite déjà au 5ème dimanche de Carême. (Source "Chante et Marche", Père Cassingena Trévedy)

L'introït Venite adorémus, l'invitation à l'impératif - VENEZest suivi d'un cohortatif - ADORONS . Le mouvement d'entrée se trouve donc "provoqué" par une voix singulière qui appelle, mais qui se reconnait tout aussitôt solidaire d'un groupe, d'une communauté, et qui assume simplement la charge d'introduire celle-ci en Présence : vox ecclesiastica, pourrait-on dire. L'introït fait en somme ici sa matière de l'appel même qui suscite la démarche d'entrée ; plus exactement , il n'est autre que l'encouragement que s'adresse les uns aux autres les membres de l'assemblée en train de célébrer, pou autant que chacun s'avère être, en la circonstance, fraternellement responsable de l'accès d'autrui à la Présence." (Chante et Marche, père Cassingena-Trévedy, Tome I, page 292).

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6ToC EstoMihiEsto mihi in Deum protectorem
Sois pour moi un Dieu protecteur, un lieu de refuge pour me sauver. Car ma force et mon refuge, c'est toi, et à cause de ton nom, tu me conduiras et tu me nourriras. (Ps 30, 3, 4)
V/. En toi, Seigneur, j'ai mon espérance, que jamais je ne sois confondu ; dans ta justice délivre-moi.  (Ps 30,  2)

C'est ainsi que commence la messe de ce dimanche par une prière toute personnelle, un seul à seul avec Dieu, seul à seul dans lequel l'assemblée toute entière, au demeurant, est appelée à entrer, dans la joie  et la tranquillité spirituelles du 6ème mode.

Le répertoire de ce 6ème dimanche recouvre pour l'essentiel (introït, graduel, offertoire et communion) celui de l'ancien dimanche de la Quinquagésime, autrement dit le plus proche du caput ieiuni ou ouverture du Carême ("Chante et Marche", père F. Cassingena-Trévédy)

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7ToC DomineInTuaMisericordiaDomine, in tua miséricordia 
Seigneur, j'espère en ta miséricorde. Mon cœur met toute sa joie dans ton salut ; je chanterai le Seigneur pour le bien qu'il m'a fait. (Ps 12, 6)
V/. Combien de temps, Seigneur, m'oublieras-tu ? Jusqu'à la fin ? Combien de temps détourneras-tu ton visage de moi ? Ps 12, 1)

L'introït de ce dimanche emprunte son texte au verset 6 du très court psaume 12, le plus court du psautier. "Le psaume commence par un cri véhément de détresse (verset 1) et se clore sur un chant d'allégresse et de gratitude (verset 6) : ce sont ces deux extrêmes que notre introït a raboutés l'un à l'autre dans sa composition, moyennant  toutefois remplacement de ego autem in tua misericordiapar un vocatif Domine qui désigneclairement l'interlocuteur."
"Aujourd'hui retentit pour la première fois, dans le cycle des introïts du Temps Ordinaire, un mot capital, MISERICORDIA, qui se donnera 4 fois encore à entendre 14e, 22e, 23e et 26e (respectivement dans l'introït Suscepimus, Deus, MISERICORDIAM tuam, l'introït Miserere mihi ...in MISERICORDIA tua,   l'introït Justus es ... secundum MISERICORDIAM, l'introït OMNIA quae fecisti ... MISERICORDIAE tuae). Nous nous souvenons que ce synonyme majeur de Dieu - en particulier du Dieu qu'invoquent nos antiennes dans le langue des psaumes -  a donné son nom au 4e dimanche du Temps Pascal (Introït MISERICORDIA)." (extrait de "Chante et Marche" du Père F. Cassingena-Trévidy, Tome III)

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