Par l’exécution du chant grégorien - qui tient son nom du grand Pape saint Grégoire - vous assurez aux offices de la sainte Liturgie de l’Église romaine une grande beauté. Ce chant à l’unisson possède en effet à un degré éminent, comme l’ont bien souligné tant de Nos Prédécesseurs, toutes les qualités requises pour la musique religieuse. Il rehausse ainsi la splendeur des rites, il favorise l’unanimité de l’assemblée des fidèles et la dispose à une plus parfaite louange divine. (Discours du Pape Paul VI à l’Institut Grégorien de Paris, 6 avril 1964)

La musique sacrée doit donc posséder au plus haut point les qualités propres a la liturgie : la sainteté, l'excellence des formes d'où naît spontanément son autre caractère: l'universalité...

Ces qualités, le chant grégorien les possède au suprême degré...

MOTU PROPRIO TRA LE SOLLICITUDINE DU SAINT PAPE PIE X

Le chant "grégorien" qui doit être employé dans les actions sacrées, est le chant sacré de l'Église romaine, qui, saintement et fidèlement cultivé et réglé selon une antique et vénérable tradition, ou même composé à des époques récentes selon les modèles de la tradition ancienne, est proposé pour l'usage liturgique dans les différents livres dûment approuvés par le Saint-Siège. Le chant grégorien, par sa nature, n'exige pas d'être exécuté avec accompagnement de l'orgue ou d'un autre instrument de musique. DE MUSICA SACRA ET SACRA LITURGIA 1958 §5

42. Dans l'ars celebrandi, le chant liturgique occupe une place importante. (126) Saint Augustin a raison, lorsqu'il affirme dans un sermon célèbre: « L'homme nouveau sait quel est le cantique nouveau. Chanter, c'est exprimer sa joie et, si nous y pensons avec un peu plus d'attention, c'est exprimer son amour ». (127) Le peuple de Dieu rassemblé pour la célébration chante les louanges de Dieu. L'Église, dans son histoire bimillénaire, a créé et continue de créer des musiques et des chants qui constituent un patrimoine de foi et d'amour qui ne doit pas être perdu. En réalité, dans la liturgie nous ne pouvons pas dire qu'un cantique équivaut à un autre. À ce sujet, il convient d'éviter l'improvisation générale ou l'introduction de genres musicaux qui ne sont pas respectueux du sens de la liturgie. En tant qu'élément liturgique, le chant doit s'intégrer dans la forme propre de la célébration. (128) Par conséquent, tout – dans le texte, dans la mélodie, dans l'exécution – doit correspondre au sens du mystère célébré, aux différents moments du rite et aux temps liturgiques. (129) Enfin, tout en tenant compte des diverses orientations et des diverses traditions très louables, je désire que, comme les Pères synodaux l'ont demandé, le chant grégorien, (130) en tant que chant propre de la liturgie romaine, (131) soit valorisé de manière appropriée. (Exhortation post-synodale SACRAMENTUM CARITATIS §42 DU PAPE BENOIT XVI 22 février 2007)

"Par ses modulations inspirées, le chant grégorien deviendra au cours des siècles l'expression mélodique typique de la foi de l'Église durant la célébration liturgique des Mystères sacrés. Le «beau» se conjuguait ainsi avec le «vrai», afin qu'à travers les chemins de l'art les esprits soient transportés de ce qui est sensible à l'éternel." (LETTRE DU PAPE JEAN-PAUL II AUX ARTISTES 1999"