Christ Roi Tympan de VézelayIntroït Dignus est Agnus 

Dignus est Agnus qui occisus est, accipere virtutem, et divinitatem,
et sapientiam, et fortitudinem, et honorem. Ipsi gloria et imperium in saecula saeculorum. (Apocalypse 5, 12 et 1, 6)
Ps Deus, iudicium tuum regi da : et iustitiam tuam filio regis. (Ps 71, 2)

Il est digne l'Agneau immolé, de réunir en Lui, la puissance, la divinité, la sagesse, la force et l'honneur !
A Lui la gloire et la 
seigneurie pour les siècle des siècles.

Instituée par le Pape Pie XI en 1925 (Encyclique Quas primas du 11/12/1925) la fête du Christ-Roi a été célébrée jusqu'à la Réforme liturgique de Vatican II le dernier dimanche d'octobre. 

" La réforme liturgique consécutive à Vatican II entérine une fête qui compte déjà quarante ans d'existence, mais elle en élargit considérablement, il faut le reconnaître, la perspective théologique et achève de lui donner toute sa stature dans le cycle des fêtes dominicales. La modification est déjà suffisamment assurée par son transfert du dernier dimanche d'octobre (La forme extraordinaire de la Liturgie la maintient toujours au dernier dimanche d'octobre) au dernier dimanche de l'année liturgique puisqu'elle se retrouve désormais, au regard de l'édifice que compose l'ensemble du temps sacré, en situation absidiale: la fête du Christ-Roi propose le Christ-Pantocrator à l'horizon du temps, comme maintes basiliques font de lui la ligne de mire du regardé" (Source Chante et Marche, frère F. Cassingena-Trvévedy Les Introïts III page 372 (comme ci-contre le tympan de la basilique de Vézelay).

Pour couronner l’année liturgique, l’Église fête le mystère de la royauté du Christ. Le symbole royal occupe une place centrale dans l’histoire de la Révélation comme nous le livre l’Ancien Testament. Mais il nous faut le libérer de la charge que le passé fait peser sur ces mots : royauté, monarchie, absolutisme, pouvoir arbitraire aux mains d’un seul, etc. Il est indispensable de le situer dans son sens premier : “regere”, assurer une direction, une rectitude, une règle de vie de l’être et de l’agir.  

Retrouver les enregistrements vocaux des chants de cette fête ici >>>
Et les textes des lectures du jour ici >>>

 

 

Temps de l Avent 1Per captum qui renovatur in quarta hebdomada ante nativitatem Domini, gaudium mentium perfectorum intelligemus ... Renovatio cantus significat gaudium electorum, qui gaudent plurimum in adventum dilecti Domini"

"Le chant se renouvelle la quatrième semaine  avant Noël ... Cette rénovation du chant signifie la joie des élus, joie extrême qu'ils éprouvent à l'avènement de leur Seigneur bien aimé.  (Amalaire de Metz 775-850 in Liber officialis) cité par le père François Cassengéna-Trévidy dans "Chante et marche Introït I" page 97.

 

Bonne entrée en Avent - Nous sommes en année B

Bonne année liturgique

en AVENT ....  CHANTE  ... MARCHE   

In AdTeLevavi250x274Introït Ad Te levavi,

"Vers toi j'élève mon âme, mon Dieu, en toi, je mets mon espoir, je j'aurai pas à rougir.
Que mes ennemis ne se moquent pas de moi, car tous ceux qui t'attendent ne seront pas confondus.
Psaume . Seigneur, fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers" (Psaume 24, 1.4) 

Tel est le premier chant de l'Avent. Bougie Avent1
Tel est l'introït qui nous élève l'âme, qui nous fait prendre souffle pour regarder vers le Christ qui va venir.

Sur le seuil de l'année liturgique - dès son intonation - l'introït Ad Te levavi s'impose naturellement comme cette prise de souffle qui va permettre d'en chanter jusqu'au bout  de l'énoncé. C'est dire que les premiers mots du livre graduel invitent le chanteur à s'impliquer "corps et âme". La renovatio cantus ne concerne pas seulement le répertoire du chant liturgique , mais le chant lui même comme acte de chair participant du "culte spirituel"(Rm 12, 1) (père François Cassengéna-Trévidy dans "Chante et Marche Introït I")

Pour aller plus loin avec ce premier dimanche 

Vous pouvez écouter les mélodies et/ou  télécharger les partitions grégoriennes avec ce lien >>>
Pour méditer les lectures de ce dimanche suivre ce lien >>>

 

Pupoulus SionPopulus Sion, Peuple de Sion, Eglise du Seigneur

Peuple de Sion, voici que le Seigneur va venir pour sauver les peuples.
Le Seigneur fera entendre sa voix pleine de majesté pour la joie de votre cœur

Bougie Avent2

Si le maître-mot du dimanche dernier est animam meam (Ad Te levavi animam meam). Celui de ce deuxième dimanche est Populus Sion (Populus Sion) Ce mouvement de l'âme (individuelle du dimanche dernier) vers le peuple (collectif de ce dimanche) nous éclaire sur la mission du Sauveur qui va venir. Il va venir, il est venu pour chacun de nous, certes, mais surtout il va venir, il est venu pour tout le peuple, pour l'Eglise. Après l'individu c'est tout un peuple, le peuple de Dieu qui entre dans la liturgie de l'attente.

Tous les chants de ce dimanche, sauf le chant d'Offertoire, nous parlent de Sion (Populus Sion dans l'Introït, Ex Sion dans le graduel, in domum Domini, la maison du Seigneur n'est autre que Jérusalem dans l'alléluia, et Jerusalem surge dans la communion.

Vous pouvez écouter les mélodies et/ou  télécharger les partitions grégoriennes avec ce lien >>>
Pour méditer les lectures de ce dimanche suivre ce lien >>>

 

GaudeteGaudete in Domino Réjouissez-vous dans le Seigneur

Réjouissez-vous dans le Seigneur ; je le répète : Réjouissez-vous.
Que votre bonté soit reconnue par tous les hommes. Le Seigneur est proche.
Ne soyez inquiets de rien ; mais en toute circonstance, par la prière, faites connaître vos demandes à Dieu (Phil. 4, 4.5)trois bougies de l avent

L'introït de ce jour emprunte son texte à la lettre de Saint Paul aux Philippiens (Phil 4, 4.5) qui invite l'Eglise à la joie car la venue du Seigneur est proche. Bientôt le peuple de Sion sera délivré de la servitude. Nous sommes au milieu de ce court temps de l'Avent

Avec la brièveté de ce temps de l'Avent et même si la fête de l'Immaculée Conception semble loin devant, Gaudete résonne encore le Gaudens gaudebo. Les paroles d'Isaïe (Is 61, 10) mise sur la bouche de la mère de Dieu sont comme une réponse anticipée à l'invitation de l'Apôtre ; elles en sont même la préhistoire autant que l'horizon ecclésial et eschatologique : Marie, elle -même cause de notre joie (causa notrae laetitiae) comme disent les litanies, est l'exemplaire de cette joie-dans-le-Seigneur dont le commandement toujours nouveau --iterum dico -- nous est aujourd'hui intimé. (père François Cassengéna-Trévidy dans "Chante et Marche Introït ", page 148)

Vous pouvez écouter les mélodies et/ou  télécharger les partitions grégoriennes avec ce lien >>>
Pour méditer les lectures de ce dimanche suivre ce lien >>>

Rorate caeli 4AventIntroït Rorate caeli desuper

Cieux, répandez la victoire comme une rosée et que les nuées la fassent pleuvoir : que la terre s'entrouvre pour que mûrisse le salut

 Introït Rorate caeli se décline en deux phrases strictement symétriques :

Avent 4Rorate coeli desuper  ET nubes pluant justum (8+7) 
aperiatur terra            ET germinet Salvatorem  (7+8)

Avec comme liaison toujours le mot ET dans les deux cas

Si la symétrie du point de vue métrique (nombre de syllabes) est parfaite. La symétrie neumatique (musicale) est  complètement rompue.
Alors que la première partie est sensiblement ornée, la seconde est plus dépouillée et fait place pratiquement au syllabisme.
C'est la préséance du ciel sur la terre ? de l'en-haut sur l'en-bas ? Elle peut signifier la munificence du ciel et la simplicité de la terre, la majesté de Dieu et humilité de Marie ? (d'après CHANT ET MARCHE du Fr. François Cassingéna-Trévedy )

Vous pouvez écouter les mélodies et/ou  télécharger les partitions grégoriennes avec ce lien >>>
Pour méditer les lectures de ce dimanche suivre ce lien >>>